ob_0323ef_a-nos-amours-1983-08-gÀ nos Amours, Maurice Pialat, 1983

Il y a des années que Laurent Ziserman rêve d’un spectacle à partir du film À nos amours de Maurice Pialat,
dont il garde en mémoire la violence, l’intensité, la vérité des scènes de famille.
Leur puissance et leur beauté.
Leur force dramatique.
Le père, la mère, le frère, la sœur.
Les repas. L’appartement. Les cris, les coups, les baffes, les pleurs.
L’amour, la violence, la tendresse, inextricables.
Et aussi les mouvements de caméra. Les longs plan-séquences. Le montage abrupt.
Cet art du récit si singulier, et aussitôt reconnaissable.
Ce tourbillon.

Le cinéma de Pialat est intemporel et universel, parce que seulement et terriblement humain, au même titre que le théâtre de Tchekhov.
Toute son œuvre porte la marque de blessures intimes, qui viennent de l’enfance, et auxquelles il ne cesse de revenir.
Le cinéma de Pialat ne s’intéresse qu’à l’homme, à ses blessures, à ses faiblesses, avec autant de cruauté et d’exactitude que de tendresse.
Pialat est le grand peintre de l’homme, de l’homme et de la famille.
« La famille centrifuge. La famille et son nœud, la famille comme usine, la famille comme paysage. »
Pialat est un grand dramaturge (lui qui se désolait de ne pas savoir écrire).

A nos amours propose une admirable et terrible dramaturgie des névroses familiales. Il y a là matière évidente à faire théâtre !

 

Création automne 2020

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GÉNÉRIQUE

Mise en scène et adaptation : Laurent Ziserman
Dramaturgie et assistanat : Marion Pellissier

Suzanne : Savannah Rol
Vincent, le frère : Benoît Martin
Monique, la mère : Magali Bonat
Antoine, le père : Laurent Ziserman

Scénographie : Emmanuel Clolus
Lumières : Philippe Gladieux
Régisseur général : (en cours…)

Production : Compagnie Panier-Piano